LES BOUCLES EN QUESTION

Vous est-il déjà arrivé de retrouver de la corrosion sur vos boucles de sellerie, le plaquage qui s’en va, ou même de casser une boucle ? C’est toujours désagréable et contrariant. Mieux vaut être informé avant d’acheter. Quel alliage choisissez vous ?

On rencontre en sellerie principalement quatre catégories de boucles.

Boucles de sellerie
Différentes boucles de sellerie

Les boucles en ACIER :

Elles sont très solides, mais très sensibles à la corrosion. Le plaquage de nickel ne tient qu’un temps, il finit inexorablement par se fissurer et se décoller, laissant place à la rouille. Côté prix, ce sont les boucles les moins chères présentes souvent sur les articles d’entrée de gamme. Si vous avez un doute, prenez avec vous un aimant et vérifiez : s’il accroche, c’est que la boucle est en acier.

Les boucles en BRONZE :

Alliage de Cuivre et d’autres métaux dans différentes proportions, il est léger, indéformable mais peut être sensible à la corrosion suivant sa composition. Au départ il peut être plaqué en version dorée ou nickelée. Mais comme avec l’acier, ce plaquage ne résiste qu’un temps. Au vieillissement, il se patine et prend une teinte brunâtre, comme le dé en haut à gauche sur la photo.

Les boucles en LAITON :

Elles sont en alliage de couleur jaune (boucle lyre en haut à droite sur la photo), de Cuivre et de Zinc. C’est un alliage assez mou. Vous avez peut-être observé des déformations sur les dés, mousquetons ou autres pièces très sollicitées. Pas de corrosion au sens rouille mais le laiton s’oxyde de « vert-de-gris » laissant ce fameux dépôt verdâtre sur les cuirs.

Les boucles en INOX :

L’acier inoxydable offre à la fois les qualités de dureté et de résistance de l’acier tout en nous protégeant de la corrosion et de l’oxydation. C’est donc LE matériau de choix pour un maximum de sécurité et de durabilité. Pour le reconnaître, soupesez-le, il est plus lourd et plus brillant vers un ton blanc que les autres (voir la boucle à rouleau en bas à droite dans la photo). Il tend à se généraliser dans la plupart des articles de sellerie et a gagné depuis longtemps la préférence des artisans. Le seul inconvénient est son prix largement plus élevé. Mais on n’a rien sans rien.

A vous maintenant de regarder avec un œil averti vos boucles. Lorsque vous comparez des articles avant achat, renseignez vous sur la nature des boucles. Si aucune ne peut être garantie incassable, l’inox reste une valeur sûre.

Envie d’en savoir plus ? Allez fureter sur le dernier grand fabricant français spécialisé en boucles de sellerie : la célèbre Maison POURSIN.

 

UN CAMAIEU DE COULEURS DE CUIRS

Pour réaliser une selle Dollé, il y a aujourd’hui tout un camaïeu de couleurs de cuirs.

Tout d’abord, il y a une palette de trois couleurs de cuirs souples pour habiller votre siège et vos avancées, du plus clair au plus foncé : gold, cappuccino et noir. Les nuances sont présentes d’une peau à l’autre. Les produits d’entretien et le temps viennent ensuite les patiner.

couleurs sièges

Ensuite, pour les quartiers, vous avez au choix cinq couleurs de cuirs de sellerie : london (le ton le plus clair qui se patine si bien avec le temps – absent des photos), gold, brun-roux, chêne et noir. Il peut même s’en faire d’autres ; la tannerie limousine qui nous fournit offre un nuancier de plusieurs dizaines de variations de marron.

Pour le plaisir des yeux, en jeux d’ombres et lumières, voici ici une petite présentation de tout ce camaïeu de couleurs chaudes, mélanges de cuir français d’exception, en version selle unicolore ou selle bicolore. Ensuite, les questions de couleurs sont avant tout une affaire de goût et là, c’est à vous de choisir et de composer.

Alors, laquelle préférez-vous ?

 

En savoir plus sur ces cuirs ?

Tannerie Gal

Tannerie Carriat

QUELS CUIRS POUR LA SELLERIE ?

Cuir sellerie

QUELS CUIRS POUR LA SELLERIE ?

Comment s’y retrouver lorsqu’on achète des articles de sellerie en cuir ? Que disent les étiquettes ? Voici quelques informations qui pourront vous guider pour vous y retrouver dans les cuirs.

Vachette, Buffle, quel cuir choisir ?

Les artisans et grandes marques françaises fabriquent aujourd’hui leurs selles avec des cuirs de vache et de veau.

La vache (que l’on trouve en boutique sous la dénomination « vachette ») donne un cuir allant jusqu’à 5 mm d’épaisseur, rigide, qui sert en briderie ainsi que pour les quartiers et faux quartiers de selle.

Le veau ou taurillon, âgé d’un à deux ans, donne un cuir plus fin et souple. Il sert à réaliser les sièges, les panneaux et les avancées de quartier.

Et le buffle alors ? C’est une alternative moins couteuse que la vache. Il est très répandu en Asie, donc si votre article provient d’Inde ou des alentours, il y a fort à parier que c’est du buffle. C’est un cuir plus raide, souvent plus sec et davantage marqué de rides : les plis naturels dans la peau sont plus profonds et plus visibles.

Si vous privilégiez la qualité, préférez donc le cuir de vache ou vachette. Ils vous conféreront un cuir plus souple avec une meilleure tenue dans la durée.

De plus, quel que soit le cuir, plus il est dense, plus il est solide. Prenez le entre pouce et index, cherchez cette densité. Regardez la croute (l’envers) et l’aspect des fibres. Plus elle est serrée et dense, meilleur est votre cuir.

Et les couleurs de cuirs de sellerie ?

Il est possible de trouver des cuirs de sellerie de qualité dans toutes les couleurs. Ceci étant, la couleur vient souvent cacher la fleur du cuir de buffle ou vache. Plus le cuir est recouvert de couleur et plus la couleur est foncée, plus elle peut « masquer » les défauts. Autrement dit, s’il existe des cuirs foncés de très bonne qualité, les cuirs clairs, eux, tolèrent beaucoup moins d’imperfections.

Et la fleur des cuirs de sellerie ?

Vous avez peut-être vu sur certains produits l’appellation « Pleine fleur ». La fleur est la partie supérieure qui correspond à l’épiderme. C’est cette partie qui assure la solidité et la résistance du cuir. Mais c’est aussi cette partie qui peut comporter des défauts : anciennes traces de parasites ou de maladies de peau comme la gale, anciennes cicatrices par exemple. L’appellation « pleine fleur » désigne un cuir dont la fleur a été intégralement conservée. Par ailleurs, pour des cuirs présentant des défauts, il est possible de poncer ou décaper la fleur. En apparence, le cuir sera parfaitement lisse, mais en termes de propriétés, il sera moins résistant qu’un cuir « pleine fleur ».

Au final, la qualité du cuir de sellerie rimerait plutôt avec les appellations « vachette », « pleine fleur », d’une belle densité, et plutôt d’une couleur claire. Ensuite, tout dépend aussi de la peau de départ et du tannage, et là, c’est un autre sujet.